CHRONIQUES DE VOYAGES DE PJ – JOUR 4 – #BIDULEJAPAN2026

Romuald&PJ au Japon 2026 – Jour 4

Pour le gaulois réfractaire que je suis, il faut reconnaître que la discipline japonaise force le respect. Tokyo est surpeuplée et les touristes comme nous n’arrangent rien.

Par exemple chez nous, le temps de passage pour les piétons alterne dans une relative rapidité avec le temps de passage des voitures. Malgré cela, tout le monde traverse comme ça l’arrange et les voitures ne se gênent pas de passer à l’orange quand ce n’est pas au rouge.

 

Ici, le temps d’attente des piétons est long et par conséquent une foule compacte se forme de chaque côté du trottoir. Personne (je dis vraiment personne) ne traverse avant que le petit bonhomme vert n’apparaisse ou quand c’est le rouge qui revient. La foule compacte qui s’est amassée forme une fourmilière géante qui se vide aussi sec quand le temps est au rouge pour les voitures. Sur ces grandes avenues, on peut comprendre le danger lié à la circulation, mais le respect du bonhomme vert ou rouge est absolu même sur des axes secondaires y compris la nuit. C’est déroutant d’être dans un « no man’s land » et d’attendre d’avoir l’autorisation de traverser.

 

Dans un autre registre de discipline que nous ne connaissions pas, quand on attend le bus ou le métro, une queue se forme. On rentre donc dans le bus dans l’ordre d’arrivée mais les personnes âgées peuvent passer devant tout le monde et ainsi se faciliter beaucoup la vie.

Je suis conscient que la discipline à ses limites, mais quand elle s’adresse au « vivre ensemble » elle fait quand même du bien.

 

Hier, hasard du calendrier, c’était dimanche et le programme imaginé par Romuald était dominical. Nous avons visité notre quartier de Shinjuku de jour et de nuit, ainsi que le musée Kusama.

Écrire me prend beaucoup de temps, je me lève tôt vers 5h30 et après m’être fait un café soluble avec deux sucres, je me pose devant mon ordinateur. C’est une antiquité mais il fonctionne toujours. Le clavier est mort, alors j’en ai un externe.

Romu dort encore, je suis dans une quasi obscurité et je m’éclaire à la lumière de l’écran. Le café est trop chaud et je suis encore un peu dans les vapes. Comme la journée est peinarde, je ne suis pas pressé par le temps pour terminer mon texte.

Vers 10h00, nous sommes sortis avec Romuald et Bidule. Juste à côté de chez nous, il y a un temple shinto, nous avons fait un petit crochet pour aller le voir. C’est un temple ancien épargné par les bombardements américain. Nous avons bidulé et nous étions ravis de voir qu’un petit marché aux puces était installé devant le temple. Il y avait toutes sortes de gravures, quelques objets anciens et de la céramique. Nous avons été raisonnables et, après avoir flâné, nous avons rejoint le quartier tout proche de Kabukichô. C’est une sorte de Pigalle à la sauce Tokyoïte. Il y a les cabarets, les « Love hôtels », beaucoup de restaurants et des centres commerciaux. C’est très vivant de jour comme de nuit.

Tout en haut d’un building très imposant se trouve une statue représentant la tête de Godzilla qui sort de derrière le gratte-ciel. C’est un ouvrage gigantesque vu sa taille depuis le parvis du centre commercial. On a fait quelques photos Bidule. Nous étions à deux pas d’un fumoir que nous connaissions et nous y avons fait une courte pause. Ensuite, nous nous sommes dirigés vers deux rues pittoresques, très étroites, avec des restaurants collés les uns aux autres.

Après avoir immortalisé Bidule dans ce cadre si typique, les odeurs des restaurants nous ont titillé les papilles. Nous avons regardé les cartes et constaté que certains restos étaient fumeurs. Interdit en terrasse mais autorisé dedans, cela continue à me dépasser comme concept. Manger représente un budget conséquent mais globalement les bars et restaurants sont au-delà de moitié moins chers qu’en France. Nous n’avons pas fait de restaurant à Sushis ou à Grillades qui sont dans la gamme au-dessus.

Nous avons partagé un plat de sashimis, une salade d’oignons tendres et diverses brochettes en buvant du vin blanc. C’était bon et une fois de plus Bidule a fait sensation.

Nous aurions dû visiter un jardin japonais mais le musée Kusama nous obligeait à une extrême ponctualité. Nous sommes repassés par notre appartement pour y déposer Bidule et nous sommes partis au musée en bus. Nous avions beaucoup d’avance et nous avons cherché à visiter le quartier. La seule attraction était un temple mais qui était fermé à ce moment là. Romuald a vu qu’un parc était à proximité, nous nous y sommes rendus pour passer le temps.

Nous espérions y trouver de l’herbe et des arbres, c’étaient des enfants qui nous y attendaient. Il n’y avait pas d’arbres mais il y avait un fumoir qui, pour une fois, était un peu aménagé avec des bancs. Un monsieur était là avec son téléphone et ses bières.

Cette politique autour du tabac m’étonnera toujours.

Le musée Kusama est un petit ovni architectural. Haut de 5 étages, les plateaux sont somme toute assez petits. Au premier étage sont exposées des œuvres récentes et anciennes de l’artiste dont une ou deux assez emblématiques, au-dessus il y a des peintures, puis une installation et tout en haut une sculpture. Ce n’est pas le musée du siècle mais si comme moi, l’univers de Kusama vous interpelle, c’est une belle expérience. Nous avons acheté le catalogue à la boutique (minuscule) (la boutique pas le catalogue) du musée et on a repris le chemin de chez nous.

On a dormi un peu plus d’une heure pour laisser la nuit tomber et nous sommes ressortis avec Bidule pour faire des photos. Ce n’est pas le pays du soleil levant pour rien. Il fait jour à 4h30 et il fait nuit à 19h30. Nous avons fait le même chemin que le matin sans passer par le temple évidemment. Si le quartier est animé le jour, il est carrément infernal la nuit. Pour les photos Bidule, c’était nécessaire mais nous n’avons pas trainé. Nous avons marché une bonne demi-heure pour nous rendre devant le parlement métropolitain de Tokyo pour y voir un spectacle de mapping. C’était Godzilla la star. On est retournés au bar gay de la veille avant de rentrer chez nous, manger un bout et aller au lit.

Aujourd’hui on va encore voir Godzilla et on s’approche de l’océan. Hier il n’y a pas eu le tremblement de terre annoncé, j’espère qu’on n’aura pas un tsunami.