CHRONIQUES DE VOYAGES DE PJ – JOUR 16 – #BIDULEJAPAN2026

Romuald&PJ au Japon – Jour 16

Bernard-Henri Lévy et les artistes Romuald&PJ

Bernard-Henri Lévy et les artistes Romuald&PJ au Howwhat – Image générée par IA

 

Pour la chronique d’aujourd’hui, je me sens un peu comme BHL, je ressens le besoin profond de dire des trucs alors que je n’ai pas grand-chose à raconter.

Ce matin je me suis réveillé une première fois vraiment trop tôt. « 4h30 du matin, non il faut que je me rendorme ». Il faisait presque froid, pour la première fois ici, je me suis couvert avec le plaid dont la matière évoque la serviette éponge. Si cet objet ne nous avait pas été présenté comme étant une couverture d’appoint, nous aurions cru à une très grande serviette de bain. Cela a fait le job et j’ai dormi plus de deux heures de plus.

Dans notre appart-hôtel de Tokyo, nous avions un super matelas. Dans la liste des supers lits dans lesquels j’ai dormi, il arrive ex-aequo avec le plumard de Coco à la Coop. Alors quand nous sommes rentrés au Palais et qu’on a vu que nous dormirions pendant trois semaines au sol sur des tatamis, nous étions dubitatifs sur la qualité de nos nuits. Et bien le futon arrive dans le trio de tête des lits où l’on dort très bien. C’est même incompréhensible qu’on puisse être aussi confortable dans une couche aussi fine.

Les futons au sol sur des tatamis

A 7h30, je me lève sans bousculer Romuald, il ne se réveillera que plus tard comme d’habitude. En faisant chauffer l’eau du café, j’installe mon bureau à l’extérieur comme d’habitude et j’attrape mon gilet rouge en me disant qu’enfin ce vêtement qui jusqu’ici n’avait fait que m’encombrer aura servi à quelque chose. Il y a du vent et il pleut. J’ai coincé mon bureau dans un coin de la terrasse, mais si cela empire, il faudra que je me mette à l’intérieur et donc bousculer mes habitudes.

Hier Romuald a passé plus de sept heures à l’atelier. Heureusement que j’ai pris la décision d’écrire ces chroniques sinon je n’aurais vraiment servi à rien, comme BHL. Mis à part le temps d’écriture, j’ai passé ma journée à faire des stories sur Instagram, à regarder celles des autres et à faire des « j’aime ». Mon cousin Luc dit que quand il s’ennuie, il fait des « J’aime ».

J’ai aussi beaucoup joué au tarot sur mon téléphone et malgré un algorithme qui me voulait du mal, j’ai quand même pu gagner quelques parties. Je suis allé faire des courses pour manger et toute cette activité m’a poussé à faire une sieste d’une bonne heure.

De temps en temps, je montais d’un étage voir Romuald dans l’atelier pour inspecter l’avancée des travaux. Romuald est un bulldozer que rien n’arrête quand il commence un projet. Il s’était fait un planning de travail pour être prêt le 25 juillet pour l’exposition mais il en a déjà coché presque toutes les cases, il ne manque que la finition des dix poupées daruma qu’il devrait finir ce matin. Il a dit qu’il se lancerait dans la production de dessins avec le temps qu’il restera. Nous avons une semaine devant nous, j’ai confiance.

Après cette journée harassante pour moi, nous avons mangé des restes et vidé totalement le frigo de toute forme de victuailles et nous sommes allés au bar. Avec le Howwhat, nous avons trouvé la Coopérative du Zèbre au Japon. L’endroit est cool, le patron est cool, on fume dedans, les consommations sont peu chères et le public est avenant. On commence à y être identifiés et bien que la barrière de la langue soit toujours là, nous parlons avec tout le monde, parfois en anglais et souvent en Google trad.

En rentrant dans le bistrot, il nous est arrivé quelque chose que je ne peux pas coucher à l’écrit ici mais que je raconterai très volontiers si vous me croisez, puis nous nous sommes assis au comptoir et de suite deux jeunes qui étaient là nous ont parlé. Fuji le patron du lieu, m’a demandé où il pourrait réécouter la chanson « TikTakTikatakasaki » en me disant que tout le monde l’avait adorée le soir de la performance. Je lui ai donné le fichier. même après la fête, l'affiche de Monsieur Bidule reste en place.

Je ne pense pas qu’il en fasse commerce et si de temps en temps il rigole avec ses clients en passant cette chanson dans le bar, cela ne nous rendra pas plus pauvres. Il m’a dit que cette chanson pourrait devenir très populaire à Takasaki. C’est touchant. J’ai précisé que si jamais un producteur lui demandait d’où sortait ce chef-d’œuvre je comptais sur lui pour parler de nous.

Il y avait un DJ qui mixait de la musique électro super cool. Nous étions cinq ou six dans le bar et ici, même dans un bistrot presque vide, les gens dansent. Très vite Romuald était la star du dance-floor pendant que je continuais à parler avec Fuji. Puis un client un peu excentrique, sympa et très rigolo que nous avions déjà rencontré notre premier jour ici, est arrivé. Il nous a embrassés à coups de big hugs à l’américaine, la réserve légendaire des Japonais a pris un coup dans l’aile.

Nous avons dansé et nous n’avons pas attendu la fermeture pour rentrer.

C’est le week-end, cet après-midi nous retrouverons Frédéric et Yoshiko qui est revenue de Tokyo. Normalement, Frédéric aura préparé les flyers pour l’exposition et nous allons commencer la distribution. Des moments agréables nous attendent car la promotion de l’art se fait au bar et au restaurant principalement.

J’espère que ma littérature était moins inutile que celle de BHL.

Pour en savoir plus sur Romuald&PJ vous pouvez visiter notre site : Website de Romuald&PJ