CHRONIQUES DE VOYAGES DE PJ – JOUR 15 – #BIDULEJAPAN2026

Avant de commencer, voici un court extrait de la performance au Howwhat. Dans le texte, je dis que je (Monsieur Bidule) suis arrivé par la gare de Tikatakasaki (c’est le nom du quartier) et que c’est pas facile a prononcer. Ensuite je parle des expériences de Monsieur Bidule ici et je dis qu’il est bien à Takasaki.

Nous avons travaillé avec l’IA pour obtenir une musique « Kawai » très populaire ici pour accompagner les nombreuses mascottes que les Japonais adorent dans la publicité ou pour représenter une ville par exemple.

La vidéo complète est en cours de montage par Frédéric, elle arrivera très vite.

 

 

Romuald&PJ au Japon jour 15

 

Hier, j’ai passé ma journée à écrire. Bien heureusement, il y a eu des intermèdes très agréables.

Nous étions revenus sacrément zens de la performance au Howwhat et le coucher comme l’endormissement n’avaient pas tardé.

Le matin, je me levais donc frais comme un gardon avec le sourire en repensant à la soirée de la veille. Je me remémorais la discussion avec cette nana et je rigolais tout seul.

Ma petite table d'écolier qui nous sert de bureau et de table à manger.

À 7h30 je me lançais dans ma chronique, ne sachant trop que faire pour rattraper le jour que j’avais en retard.

Le texte d’hier est long et un peu décousu à mon goût, mais il laisse une trace de ce qui se passe ici et c’est mon but.

Romuald se lève en même temps que moi et partage, pour y poser son ordi, la petite table d’écolier dont je me sers pour écrire ; je perds en espace et en commodité. J’écris tout en débriefant avec Romu les évènements.

J’avance dans mon texte mais comme j’ai sauté un jour, je me perds dans les évènements et je dois souvent revenir en arrière car je raconte des trucs qui datent de jours antérieurs.

Plus tard dans la mâtinée, Romuald va prendre un bus pour aller dans une boutique de seconde main, moi je reste au Palais pour écrire. Il fait chaud. J’écris depuis ce que nous avons aménagé en terrasse avec notre petite table et nos tabourets. L’intérieur nous sert à dormir, faire réchauffer nos bentos (plats préparés) et nous doucher. Nous devons passer pour des originaux. Ici, personne n’est dehors chez lui. Je ne crois pas avoir vu une seule fois des voisins se parler.

Je n’ai pas de prise électrique autour de moi et mon ordinateur étant une antiquité, il a la batterie qui flanche. Il fait trop chaud dedans pour que je puisse y travailler avec plaisir, je tiens à ce que mon (notre) travail ici ne soit que plaisir, nous ne sommes pas de ceux qui voient dans la souffrance la condition d’un bon boulot. Bref, je cesse d’écrire pour recharger l’ordi à l’intérieur et après avoir regardé sur mes différents réseaux sociaux si des gens m’aimaient, je joue au tarot sur mon téléphone.

Un peu plus tard, je peux reprendre l’écriture.

Laure qui avait fait la performance sonore la veille avec nous poste des stories sur Instagram et mon téléphone me prévient. Le besoin de savoir qui m’aimait à cet instant est plus fort que le génie créatif. Je regarde les photos et vidéos qu’elle partage et je les repartage à mon tour. Elle dormait dans l’atelier au dessus, je lui envoie un message pour lui dire qu’elle peut descendre quand elle veut pour boire un café et/ou se doucher. Je reprends ma chronique. Elle descend et je l’accompagne dans notre salle de bain/cuisine en lui disant de se servir de ce qu’elle veut tout en me mettant à sa disposition si besoin. Je retourne à ma chronique.

Quand elle sort de la douche, elle s’est fait un café. J’écris un peu et je parle beaucoup. Romuald finit par revenir mais cela ne suffit pas à ce que j’écrive facilement. Vers 11h30, j’ai plus ou moins terminé avec la journée en retard mais je n’ai encore rien dit sur la journée qui se terminait par la performance. Frédéric devait arriver vers midi. Je lâche mon ordinateur et je vais prendre une douche. En arrivant, Frédéric nous propose de passer prendre des trucs à manger et de partir à la campagne faire des photos et aller ensuite dans un nouveau onsen. Laure doit prendre un train pour Tokyo en fin de journée et moi j’ai ma chronique à terminer. Frédéric nous assure que nous seront revenus en fin d’après-midi et nous partons tous les quatre en voiture.Le temple qui est aussi un musée à la gloire d'un samouraï de la fin du XIXème siècle

Par un système de rapprochement administratif des communes, la ville de Takasaki est très étendue. Nous avons traversé toute la zone urbaine de la périphérie de la ville avant de longer des rizières et des forêts qui sont des jungles de bambous. Nous avons roulé ¾ d’heure environ mais administrativement, nous n’avons jamais quitté Takasaki. Nous avons visité un temple/musée (qui est autant l’un que l’autre) dédié à un samouraï pionnier dans la diplomatie internationale quand, à la fin du XIXe siècle, le Japon s’est ouvert au monde. Nous sommes allés voir la tombe de ce personnage en grimpant dans une forêt très dense avec principalement des bambous mais aussi d’autres arbres aux racines géantes que je ne connais pas. Frédéric nous explique que la forêt est très entretenue car sinon cela deviendrait très rapidement une jungle impraticable avec des serpents dedans. Je regarde bien où je marche.La forêt de bambous est très dense

 

Rizières Nous sommes allés manger sur le bord d’une route face aux rizières. Le premier plan avec le vert des cultures du riz et au deuxième la forêt donnait un paysage très beau. Le temps passait et autant Laure que moi souhaitions revenir à Takasaki-ville pas trop tard, nous avons pris le chemin du onsen. Chaque onsen est différent. Il y en a des grands et plus ou moins luxueux, d’autres plus simples. Mais c’est aussi la qualité de l’eau qui fait la spécificité du lieu. Le bain se faisant tout nu, les femmes et les hommes ont chacun leurs espaces. Ici c’était de l’eau chargée en fer, elle était trouble. Deux messieurs étaient présents mais sont partis rapidement, le bain était petits mais nous étions seuls.

Le rituel est toujours le même. On se déchausse avant de passer à la caisse pour payer l’entrée, on se dessape dans un vestiaire avant de passer dans l’espace des bains. Avant de se baigner, on se lave. Il y a des robinets à hauteur d’enfant espacés d’un mètre environ. A l’entrée on attrape un petit tabouret en plastique et une petite bassine. Il y a du savon et du shampoing à disposition. On se lave et on se rince avec la bassine. Des fois (c’était le cas hier), il y a un pommeau de douche à coté du robinet. Une fois propre on peut aller au bain. Il y avait un premier bain à l’intérieur et un deuxième dehors. Frédéric rentre dans le premier alors que Romuald et moi allons vers le second. L’eau est très chaude. Un petit écriteau affiche 42°. C’est très agréable de se baigner à poil à l’extérieur. Nous cuisons au court-bouillon, de temps en temps on sort de l’eau, il y a des chaises en plastique. On fait des allers-retours jusqu’à la cuisson désirée et au bout d’une heure environ nous retrouvons Laure dans l’espace commun. Nous avons bien calculé notre timing, un bus de touristes japonais (il y en a beaucoup ici, on n’est plus chez nous) arrivait quand nous partions.

Le retour se fait sous une pluie battante quelques minutes et nous retrouvons une route sèche. Nous déposons Laure à la gare et Frédéric nous raccompagne au Palais. J’ai pu finir mon texte et nous n’avons pas bougé. On avait des restes de bentos au frigo, avec un peu de riz, ça faisait l’affaire.

A 22h on était couchés et voilà…

 

Il est 9h quand j’achève cette chronique, Romuald travaille sur un grand dessin à l’atelier. J’espère que dans la journée nous pourrons diffuser la vidéo de la performance au Howwhat.

Pour en savoir plus sur Romuald&PJ vous pouvez visiter notre site : Website de Romuald&PJ