Rencontres Internationales du Dessin de Presse

3e édition : du 14 au 17 mars !

 

Présidée par François Morel, en partenariat avec la fondation Jean Jaurès, Libération, Marianne et Rue89Lyon ; la troisième édition des Rencontres Internationales du Dessin de Presse se tiendra, du 14 au 17 mars. De l’Hôtel de Ville à la Halle Tony Garnier en passant par le Musée de l’imprimerie et le Bistrot fait sa Broc, une cinquantaine de dessinateurs, journalistes et experts proposeront pêle-mêle expositions, masterclasses, dessins en live, ateliers et dédicaces, avec pour thème principal, J.O. obligent, le sport et l’environnement.

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S’ils font partie de la tradition médiatique française depuis la Révolution (qu’on se souvienne du Père Duchesne, de Daumier, Granville, Charivari, L’Assiette au Beurre, le Canard Enchaîné, Hara-Kiri, Charlie Hebdo, Siné Mensuel…), la caricature et le dessin de presse n’ont pas partout bonne presse. Arts transgressifs associant humour et critique en tendant un miroir à la société, ils suscitent partout, quand ils ne sont pas interdits, tollés et levées de bouclier, qu’elles émanent du champ politique ou des dévots et pisse-froid de tous bords. À l’heure où la presse d’opinion est monopolisée et taille des croupières au journalisme d’investigation, où la cancel culture traque le moindre écart, où seule une trentaine de dessinateurs de presse vivent de leur métier, il est de toute première instance de sensibiliser le public, dès le plus jeune âge, à l’importance du dessin de presse comme support à part entière de l’information.

(c) Lacombe

De cette volonté est née, afin d’inventer des temps et des lieux où l’on puisse faire de l’éducation à l’image, l’association Ça presse. Avec pour objectif de faire de l’éducation populaire aux médias, d’ouvrir les esprits aux grandes questions du débat démocratique : comment on fabrique l’info (et quel est le prix d’une « bonne » info, impartiale et vérifiée) ? comment on l’illustre ? qu’est-ce que la liberté d’expression – et comment celle-là diffère selon l’espace cultu(r)el où l’on se trouve ? Dix-huit dessinateurs de presse, dont six étrangers, partageront leur métier et leurs productions en faisant la part belle, en cette année olympique, au sport et à l’environnement : le sport à la fois comme terrain d’engagement et de combats historiques (boycotts, attentats, discriminations raciale et de genre, validisme…), la place des stades dans les cultures populaires – puis dans l’environnement quand le sport les déserte, le sport et ses enjeux économiques, du green washing au sport washing…

Bienvenue donc aux olympiades des traits d’humour et de la liberté d’informer, sachant que l’important n’est pas de gagner mais de penser, de dessiner et de signer : Marco Jéru.

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