Si tu jouis délicatement
comme le vent dans les arbres
tu pourra entendre ce que j’entends
voir ce que le chagrin voit.

Si tu jouis aussi brillamment
qu’un fil de rosée
je te prendrai heureuse
sans demander plus de toi.

Tu t’assiéras près de moi
silencieuse comme un souffle
seuls ceux qui restent morts
se rappelleront la mort.

Et si tu jouis je serai silencieuse
ne te dirai aucun mot dur.
Je ne te demanderai pas pourquoi maintenant.
Ni comment, ni ce que tu fais.

Nous nous assiérons ici, délicatement
à l’abri pour deux années
et la richesse entre nous
boira nos larmes.