#41- Newban : Magic Lady

Retour sur la Côte Est des Etats-Unis, dans la centrifugeuse des musiques noires atlantiques : New York, 1977.

Newban, qui signifie sobrement New Band, se forme à la confluence du funk, de la soul et du Jazz. Ils enregistrent deux albums la même année, tout aussi sobrement intitulés Newban 1 et Newban 2, (d’où est tiré l’extrait que vous écoutez), puis changent de maison de disque et donc de nom, pour nous rappeler comme disait Marx, la force révolutionnaire du capitalisme, qui arrive à transformer l’identité même de musiciens en asset, en actifs de haut de bilan, en propriété.

Ils deviendront les plus célèbres Atlantic Starr  : qui tendent à démontrer que Joey Starr joue avec ses interviewers quand il invente des explications farfelues et imbéciles sur le double R de son nom ; quand on sait avec quelles musiques il a grandi et la place prépondérante qu’occupait le funk parmi les adolescents des banlieues française de la fin des années 1970, début des années 1980, avant que le rap n’en devienne la musique identitaire, notamment par son entremise…

Bref, grâce à ce changement d’identité, Newban est resté dans un relatif anonymat, qui nous permet de le redécouvrir avec plaisir.

James Stewart & Marc Uhry