La rue est doublement un espace public. Elle est d’abord l’endroit du commun, de la libre circulation et du partage. Elle est ensuite un des lieux de l’expression et de la confrontation des idées, répondant à la définition de l’espace public du philosophe Jürgen Habermas. La rue est ainsi à la fois un espace public physique et informationnel.

En janvier 2023, s’élevaient des voix contre la réforme des retraites, première manifestation d’une longue série. Durant plusieurs mois, la rue a été le théâtre d’une opposition déterminée au projet du gouvernement et d’affrontements parfois violents.

Au-delà de ce mouvement social – et (parfois) en résonance avec lui –, la rue a été investie durant toute l’année 2023. Protestations contre l’usage du 49.3, manifestation pour les droits des femmes, « émeutes urbaines » de juin suite à la mort du jeune Nahel, regroupements contre les violences policières, soutiens au droit des peuples à vivre en paix, lutte contre les extrémismes… La rue a été le lieu de l’expression de bien des convictions, prenant des formes diverses, à la fois brutales, pacifiques ou festives. 

Durant un an, l’Œil du Zèbre, la rubrique photo du Zèbre, a suivi ces expressions urbaines. Dalila Boukacem, Anne Thomé et Ludovic Viévard, partagent leurs photos de ces moments où la rue s’est enflammée dans une exposition intitulée “Rue de la colère, colères de la rue” dont voici un aperçu.

A voir au Bistro fait sa broc, 3 Rue Dumenge, 69004 Lyon jusqu’au 12 mars 2024

 

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