Atlantide Merlat (France, née en 1979)
Inrranquillité
Bars ballants
Sous mes fenêtres les badauds se vident par la gorge
Je fais tourner mes seins derrière les carreaux
Tu as voulu voir ce que j’avais dans le ventre
Ça aussi tu l’as pris
Comme ma gueule dans ta chevalière
Ce n’est pas ta peur qui me manque
C’est la mienne
Les muscles à nu c’est difficile
L’enfance immergée sous des paumes de mains
Vous croyez que je vous écoute derrière les cloisons
Vous êtes les cloisons
L’enfer brûle
Prise dans une station de lavage
Chevilles ouvertes
Les roses et les bleus sont à l’intérieur
Corps disparu
Assis couché debout
Le scotch sur le judas laisse passer les rampants
Nous ne sommes pas au-dessus
Avale
Je vis dans une chambre
Le siphon mange mes spaghettis
Je pourrais mettre mes pouces dans vos yeux
Vous n’avez pas d’yeux
Des pigeons picorent ma boite carnée
Les ondes n’y changent rien
L’enfer brule déjà
Tu as voulu voir ce que j’avais dans la tête
Ça aussi tu l’as pris
Je vis dans une chambre trop près d’un évier
Le siphon mange mes cheveux
Laisse-moi vivre dans une autre pièce que tout dedans
Mes pensées se dissipent dans le bruissement des feuilles
Mes paupières s’allongent sur mes yeux sans repos
Je suis folle
Je peux vous cracher dessus sans dommage
– – – – –
Unquietness
Empty arms
Below my window onlookers leak through their throat
I circle my breasts behind the glass tiles
You wanted to see what’s in my guts
That too you took
As my face in your anklet
It’s not your fear I miss
It’s mine
Bare muscles it’s difficult
Childhood submerged under hand palms
You think I listen to you behind partitions
You are the partitions
Hell burns
Taken in a car wash
Ankles opened
Roses and blue bruises are inside
Body vanished
Sit lay down stand
Tape on the peephole let crawlings pass through
We are not above
Swallow
I live in a room
The siphon is eating my spaghettis
I could inlay my thumbs in your eyes
You don’t have eyes
pigeons peck at my meat box
Waves don’t change anything
Hell alreay burns
You wanted to see what’s in my head
That too you took
I live ine room too close from the sink
The siphon is eating my hair
Let me live in another room than all inside
My thoughts dissipate in the rustling of leaves
My eyelidd grow over my restless eyes
I am crazy
I can spit on you without any trouble