Karina Alves Gulias (Brésil, née en 1983)
Le plein oubli
Quel souci
De fusionner avec la mort depuis la vérité d’une forme d’oreille –
La mort est comme un arbre qui grandit en nous doucement
Dont les racines palpitent près de nos oreilles
Quand la terre nous avale depuis l’estomac
Toutes les données deviendront sable
Sable pour les chameaux et pour les chevaux
Sable pour les tortues et pour les mers
Comme si l’eau était le temps
Les riches survivront aux fables
Larmoiements
Il est temps de changer les humeurs
Trêve –
Humides, toutes les tortues suivront le soleil
et n’y pourront rien changer
Humides, toutes les tourtues suivront le soleil
Et n’y pourront rien changer
Ressens l’estomac
Au goût de déjà vu.
Sûres de vos carapaces
Un système de feuilles pour couvrir vos cœurs
Miroir de branchages qui nagent aussi
La beauté d’une étincelle
Et la dégueulasseriie des choix – un
Le temps pourrait porter notre poids
Si seulement nous pouvions peindre un dé
Pour attendre au bord de la fenêtre
Attendre un invité
Attendre un moment de te fierté
Ou la patience
Et laisser aller
Poussiéreux ou tenu
Le choix d’une arme
Atteignant aussi loin que tes mains peuvent toucher ton visage
Tu pleures ou tu te reposes