Zelene Desha – Indonésie
Peindre librement de mémoire
Images abstraites ombres ruisselantes
traversent quelque songes — cycles agrippés
par la paume d’un artiste, grattant le chevalet–
mosaïque d’oiseaux assassinés attrapés par les teintes brouillées ;
les images acryliques s’entremêlent,
pendues aux cordes à linge… aussi vaporeuses qu’un amour sans réciproque
prise dans les limites du cadre, la peinture coagule,
emplie de la fumée d’un cigare rance quand la cire s’égoutte
au pied des bougies oubliées de nombreuses nuits.
Asphyxiée par la brise épaisse
Etreignant la forêt si étroitement
un épais manteau de brise striée
fouette les rangées le long des allées-
revêt les arbres, asphyxiés
d’une couverture de mousse sèche
les nuages s’éloignent, indifférents
alors que les geais et les coccinelles se taisent
quand les créatures de prairie s’agitent en tous sens
et les fleurs en boutons pendent mollement
dans l’attente des pluies humides d’octobre.