Les texticules de Pedro

¡ Feliz día de los muertos !

3. Les autels

Au Mexique, la Fête des morts est une vraie teuf. Certainement pas un truc lacrymal et lugubre mais un moment joyeux où tout le monde, quel que soit son âge et sa condition, se fait plaisir en ralliant une ambiance faite de couleurs et d’éclats de rire. Laissez-vous prendre par la main pour rejoindre la ronde, la Camarde ici conjugue sourire, fleurs et élégance.

Certes, la fête des morts mexicaine est joyeuse, colorée et arrosée, bien loin de l’ambiance sinistre de nos Toussaints européennes. Cela ne signifie pas pour autant que les défunt.e.s soient un simple prétexte à rigolade. Ils et elles sont au contraire au centre des attentions, et ce sont bien eux et elles qu’il s’agit de célébrer. Il est plus positif de leur rendre hommage sous la forme radieuse d’un autel que de se lamenter sur leur irrémédiable perte. L’expression est à prendre au sens strict : la fête des morts consiste à faire la fête à ses chers et chères disparu.e.s.

Leur faire le cadeau d’un autel le plus beau et le plus fleuri possible est le moyen de se les rendre présent.e.s de la manière la plus jubilatoire qui soit et d’entretenir le souvenir heureux que l’on garde d’elles et eux. Cela n’interdit ni le recueillement, ni la croyance religieuse, ni l’entretien de l’enthousiasme militant, ni la dénonciation des féminicides. Cela n’interdit pas non plus le souvenir des bons coups qu’on a bus ensemble et l’attente de ceux qu’on boira peut-être dans un autre monde… Les bouteilles sont prêtes.

Troisième et dernière balade avec des photos prises cette année à Mexico, dans la rue, un jardin public, un musée, un restaurant, le Sénat, une bibliothèque, une université…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pedro

(texte et photos !)