Romuald&PJ au Japon 2026 – Jour 6
Mercredi dernier, nous quittions Lyon et atterrissions à Tokyo jeudi, nous sommes déjà mercredi. Le temps passe vite.
Le programme d’hier était cool. C’était une chance car avec la soirée de la veille, nous n’étions pas frais, ni sur le pont aux aurores pour partir crapahuter.
C’était la journée sans Bidule, comme d’habitude c’est appréciable de ne pas trimballer cette extension de mon bras pendant toute une journée, mais c’est aussi désolant car nous aurions fait des tas de super photos.
Notre première étape était le (un des ?) musée d’art contemporain de Tokyo. Il est dans la ville de Koto.
Je parle souvent de quartiers dans mes textes mais ce n’est pas le bon mot. Tokyo est une préfecture et aussi une ville où nous ne sommes pas encore allé. Shibuya ou Shinjuku sont également des villes de la préfecture de Tokyo. Golden Gai où nous logeons est un quartier.
Nous partons en métro. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à destination et marchons vers le musée qui se trouve à un petit quart d’heure de là.
On se dit qu’on aimerait bien trouver un endroit pour fumer avant de rentrer dans le musée.
Le tabagisme dans cette ville est une obsession. En rigolant, nous repensons au fumoir totalement improbable dans le jardin d’enfants proche du musée Kusama. Nous guettons les fumoirs officiels potentiels, les petits parkings où nous avons compris que nous pouvions nous réfugier sans trop de risque et les jardins d’enfants.
On passe devant un parc avec des toboggans, on rentre dedans et banco ! Un fumoir de rêve arboré, avec des bancs et, surtout, pas d’enfant !
On ne comprend vraiment pas comment ils ont pensé leur prohibition.
On marche quelques minutes de plus et nous arrivons au musée.
Depuis que nous sommes arrivés, il fait gris. Les températures oscillent entre 20 et 27 degrés. Il y a un très fort taux d’humidité et parfois la sensation de lourdeur se fait sentir mais on n’a pas à se plaindre quand on voit les infos sur la fournaise que vivent nos compatriotes au pays. Parfois une bruine fine nous tombait dessus mais rien qui ne nous mouille vraiment. C’est un temps idéal pour visiter une ville.
Hier, la bruine était plus forte que d’habitude. Nous étions en manches courtes, il faisait presque froid.
Nous nous abritons dans le musée. Nous ne nous réchauffons pas, la clim est à fond. Nous prenons des entrées pour l’exposition permanente et sans même regarder de quoi il s’agissait aussi pour la temporaire.
Nous commençons par la temporaire. C’était une expo dédiée aux illustrations d’un roman graphique probablement célèbre au Japon. Je ne peux pas juger un travail sur la seule considération que je n’aime pas. Juste, ce n’est pas l’expo que je viens chercher dans un musée à 10000 km de chez moi.
Nous parcourrons rapidement l’exposition qui est très populaire, il y a beaucoup de monde et j’imagine que le public japonais a eu ce roman en mains dans son enfance et que ces dessins lui rappellent des tas de souvenirs.
A la fin, l’expo a une boutique exclusivement dédiée. C’est immense et les gens ont tous l’air de ne pouvoir partir sans acheter un goodies.
Nous continuons la visite avec la collection du musée.
L’art contemporain japonais y est largement représenté. Il n’y a qu’en France que les artistes nationaux sont boudés. L’art contemporain nippon est un peu hermétique à mon goût, il y a cependant quelques pièces incroyables dont un dyptique en peinture représentant l’enfer et le paradis de toute beauté.
En art international, ils ont plusieurs D. Hockney dont certains très rares, un Warhol (une photo), un Lichtenchtein et un Tom Wesselman.
Globalement pas de quoi se taper le cul par terre.
Nous passons brièvement par la boutique du musée et ressortons. Il bruine, il ne fait pas chaud.
Il est l’heure de manger. On a toujours pas mangé de sushi au japon et comme c’est un plaisir onéreux, on se tourne vers un sandwich dans un konbini et on se fera des sushis le soir.
On retourne sur notre banc fumeur et bucolique pour nous sustenter. Il n’y a toujours pas d’enfant.
Nous visitons la ville de Koto. C’est un endroit paisible quadrillé par des dizaines de canaux.
Il pleut de plus en plus, c’est toujours de la bruine mais de la bruine qui mouille. Evidemment nous avons des parapluies à l’appartement. Nous nous arrêtons pour acheter des petits parapluies.
Il y a beaucoup de temples, nous en visitons quelques uns. Dans tout le Japon, chaque temple propose contre une offrande oscillant entre 500 et 1000 Yens (2,5€/5€) de vous faire un Goshuin, c’est à dire un dessins calligraphié à la main avec des tampons. Nous avons chacun notre Goshuinco qui est un carnet sous forme d’accordéon que nous présentons dans les temples où nous allons. L’idée est d’en garder un pour nous et d’utiliser le deuxième dans une production artistique.
Comme cela revient cher à la longue, on ne le fait pas partout, il y a des temples à chaque coin de rue !
Nous nous baladons le long des canaux. Nous avons visité un jardin japonais. Nous ne sommes pas dans un quartier prisé des touristes. Nous nous rendons compte que le public est très local. L’endroit est splendide et harmonieux.
Nous sortons de là et continuons à flâner dans le quartier. Nous avons du temps à perdre. En plus du musée, la deuxième raison de ne pas avoir Bidule avec nous était que nous avions réservé l’ascension de la tour Skytree. C’est le monument le plus célèbre de Tokyo. Il est 16H et nous avons réservé pour 19h. Plutôt que de prendre le métro, on marche pour passer le temps. En Europe on aurait cherché un bar pour picoler et fumer des clopes, mais ici cela n’existe pas.
Nous sommes beaucoup trop loin pour faire tout le trajet à pied alors nous finissons la distance en métro. A la sortie du métro, on se prend une bière à emporter en espérant trouver un parking ou un jardin d’enfants. Nous trouvons un parking très agréable si on peut poser une échelle de confortabilité aux parkings. On boit notre coup en fumant, la tour Skytree nous domine.
Il y a un immense centre commercial au pied de la tour. Il est réputé pour ses magasins de goodies dédiés aux geeks du monde entier. Les centres commerciaux que nous avons visités à Tokyo ne ressemblent pas à ce que je connais en France. Ils me font penser à un grand marché de Noël. Romuald achète des tas d’autocollants et moi un T-shirt de Godzilla qui se bat contre la vague d’Hokusai. Il y a un fumoir en extérieur ce qui le rend assez agréable et comme on a encore un peu de temps avant de monter dans la tour, on va se promener pour voir la boutique Pokémon. C’est hallucinant. Il y a autant de monde dans la boutique qu’il y en a entrain de faire la queue à la caisse. On continue notre ballade et on tombe sur une boutique Star Wars. Il y a un humidificateur Dark Vador qui crache par la bouche. J’adore cet objet mais je m’en passerai.
C’est presque l’heure de monter, on va fumer une clope et on y va.
La Skytree est une tour (probablement de télécommunication) de plus de 450m de haut. Il y a deux observatoires, le premier est à 350m. Après un bref contrôle de sécurité on attend devant l’ascenseur et un employé nous parle sans que je ne comprenne un traitre mot de son anglais et les portes s’ouvrent. On doit être 20 dans la cabine. Monter en quelques seconde aussi haut, ça tire dans les oreilles. Il y a un monde dingue, mais on circule.
Nous sommes sur une plateforme circulaire ce qui nous permet de voir Tokyo en entier. Le ciel est nuageux, c’est dommage car je suis certain qu’on doit pouvoir apercevoir le Fuji-Yama depuis là haut. Romuald fait des photos, moi aussi mais en moins bien. Nous avons pris l’option grand luxe alors on fait parti des privilégiés à pouvoir monter sur la deuxième plateforme à 450m. Nous faisons brièvement la queue et nous voilà dans l’ascenseur. Nous démarrons et au bout de quelque seconde, nous nous rendons compte que la porte de l’ascenseur est vitrée et que nous voyons le vide devant nous. Bonne blague, les dames devant nous ont lâché un petit cri.
On regarde Tokyo vu du ciel et on fini par redescendre.
Retour en métro, et la soirée de la veille étant toujours un peu douloureuse, on a fait calme et avons sauté la case apéro.
Demain je vous parlerai de Tokyo, la ville et non pas la préfecture.




