Romuald&PJ au Japon 2026 – Jour 2
Qu’est-ce qui réunit un couple d’indiens en lune de miel, un traveler californien, un travailleur néo-zélandais et un couple d’artistes français ? Un bar bien entendu !!! 
La journée a été riche, alors quand j’ai terminé de faire n’importe quoi sur le site du Zèbre pour la publication de mon texte d’hier, on est parti boire un coup. L’accueil dans les bistrots du premier soir avait été bizarre alors on a cherché un nouveau lieu. Les échoppes sont toutes sur le même format, certaines demandent un prix d’entrée entre 500 et 1000 yens (3 à 6 euros), d’autres non. Les consommations sont dans le même ordre de grandeur. Comme nous n’aurons pas le temps en une semaine de visiter tous les bars, nous évitons ceux qui demandent du fric à l’entrée.
En passant devant l’un d’entre eux, nous avons été racolés par un jeune homme japonais qui buvait son verre au comptoir. Sur la porte était écrit en anglais que les étrangers étaient bienvenus. Vu l’affluence touristique du quartier, cela devrait être le cas partout mais on s’était rendu compte la veille que c’était plus compliqué que ça.
Nous rentrons. Un type était là. Rapidement la conversation s’engage. Il est Néo-Zélandais et vie à Tokyo pour un temps indéfini. Une jeune fille très jolie et très sympathique est au service. Il y a devant nous des bombonnes en verre avec des alcools indéfinis avec des fruits dedans et une autre avec des serpents. Je ne comprends pas quel goût peut donner un serpent à de l’alcool. Nous prenons un gin soda. Il y a de la musique Country et la serveuse a l’air de connaître toutes les chansons. Elle fait le show avec le type qui nous a racolé, celui-ci a l’air d’être un peu dingue et sympa mais aussi un peu éméché. Il fait n’importe quoi mais c’est drôle, Il monte sur les tabourets pour danser et j’ai peur qu’il tombe. Il a aussi léché l’oreille de Romuald. Puis le couple d’indiens est entré, elle parlait français. Globalement la conversation était en anglais. Je suis nul mais je m’améliore, j’arrive à faire des phrases intelligibles semble-t-il. S’est rajouté le Californien. Le jeune Japonais allait et venait et continuait son spectacle en molestant toujours gentiment les clients présents. On a pris quelques verres et terminé avec un chupito de Saké au serpent. Il était 10h00 quand nous avons quitté le bar et après un passage dans le Kombini (superette) du coin pour prendre un bento pour manger, nous sommes rentrés. La journée avait été longue, j’ai dormi très vite.
Nous ne souffrons pas du jet-lag, Peut-être que nous le paierons plus tard, mais pour l’instant tout va bien. Nous nous sommes levés tôt et j’ai passé deux bonnes heures à écrire.
C’est le premier jour de Bidule à Tokyo, nous sommes à l’affut de tout ce qui peut être un décor pour lui. On va revenir avec des images !
Nous sommes partis vers 9h15, notre première destination était une boutique de beaux-arts dans notre quartier : Shinjuku. La boutique est immense sur 3 ou 4 étages. J’y ai trouvé les cartes postales que j’enverrai à mes résidents et à la famille. Romuald a acheté des trucs dont un magnifique magnet sushis pour sa maman ainsi que d’autres objets plus spécifiquement destinés à la production d’œuvres d’art.
Nous avons marché jusqu’à la gare. A Tokyo, on ne fume pas dans la rue. Aux abords des gares ou des grandes stations de métro il y a des zones fumeurs. J’y fais une pause. Comme dans toutes les grandes villes du monde, il y a des grues partout. La ville ayant été rasée à 80% pendant la Deuxième Guerre mondiale, les immeubles et bâtiments sont tous récents.
C’est un plan d’urbanisme désordonné, le meilleur côtoie le pire et chaque espace est utilisé. Il y a tout un tas d’immeubles d’une étroitesse improbable qui doivent donner des appartements sous forme de grands couloirs.
Nous sommes allés visiter un temple. C’est Lourdes sans la vierge. Des Touristes par milliers étaient avec nous. Les marchands du temple étaient là aussi. L’immensité du lieu avec sa grande forêt tout autour donnait cependant un certain sentiment de sérénité malgré la foule.
Comme chez nous dans les églises touristiques, il y avait quelques fidèles qui étaient là pour prier.
En sortant, des dames japonaises un peu âgées m’ont interpelé à propos de Bidule que je tenais à la main. Je leur ai expliqué le projet dans mon meilleurs anglais et j’ai enfilé le masque. Après des exclamations sincères, elles ont voulu faire des photos avec Bidule. Un peu plus loin, c’est une jeune touriste qui s’est prêtée au jeu.
Nous avons marché vers le quartier de Shibuya. C’était loin mais l’idée était de marcher toute la journée vers une destination que seul Romuald connaît et de prendre un métro pour faire le retour.
J’aime bien marcher et c’est bon pour ma ligne, la cuisine Japonaise est riche semble-t-il.
Nous avons mangé dans un restaurant à ramen en sous-sol. Une grande cuisine était au centre de la pièce et les clients étaient au comptoir qui l’entourait. Peut-être que nous étions une petite trentaine à manger. La soupe était délicieuse. C’est pas facile de manger un bout de viande (une sorte de rôtis de porc grillé) avec des baguettes.
Nous avons continué à marcher et à Biduler pour finir dans un quartier manifestement très cool et très gentrifié où toutes les boutiques vendaient des trucs vintages. Tout était très beau mais tout était aussi hors de prix.
Pour prendre le métro, une dame nous a spontanément aidés. Cela nous a permis de prendre un métro rapide. Pour sortir du métro une fois à destination, pareil, une dame est venue vers nous pour nous accompagner jusqu’à la sortie.
On a piétiné Trump avec des militants et vous connaissez la suite.
