Bien que totalement découvert, saturé de connections et exploité jusqu’à l’épuisement, le monde se referme mystérieusement. Dans sa mobilisation infinie (urgence, zapping, obsession de l’action…), il disparaît, devient illisible et muet. La conquête de notre environnement a abouti à un désastre écologique et façonné un milieu hostile. La volonté de contrôle a débouché sur un chaos généralisé.
L'Opéra de Lyon propose L'Heure espagnole en avant-goût de sa nouvelle saison. Un magnifique décor animé mais, surtout, la belle musique de Maurice Ravel font oublier l'étroitesse vaudevillesque du livret, et on ne voit pas passer cette heure pseudo-hispanique.
L’Opéra de Lyon a réouvert en ce mois de septembre avec un programme de solos de danse contemporaine : 7 chorégraphes (Jan Martens, Yuval Pick, Bintou Dembélé, Ionnis Mandafounis, Mercedes Dassy, Jone San Martin, Kylie Walters) qui écrivent pour 7 danseurs du ballet de l’Opéra de Lyon (Kristina Bentz, Marco Merenda, Merel van Heeswijk, Yan Leiva, Maeva Lassere, Julia Carnicer, Anna Romanova), moins de 20 minutes pour chaque solo. De la danse contemporaine dans tous ses états.
Tu veux revoir les Monty Python ? Tu vas au pub. Le mien c’était The Swan, le Cygne. La patronne, Jenny, une vraie mère pour tous les saoulards du quartier. Avec sa chevelure longue jusqu’aux fesses, son sourire radieux et ses longues mains fines, elle faisait vivre son pub, le seul lieu en Angleterre à conserver le peu de tissu social qu’il reste...
Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Et tout le monde il espère que vous êtes arrivés jusqu’ici pour claquer vos liasses de dollars en faux souvenirs amérindiens...
Le Covid 19 n’est pas le VIH. Ses modes de transmission, ses populations les plus fragiles, ses réponses thérapeutiques ou sa létalité sont distinctes et appellent des réponses sanitaires très différentes. Reste qu'il y des leçons à tirer de 40 ans de lutte contre le sida pour éviter la régression tant sanitaire que politique que semble annoncer le combat contre le coronavirus.
Nous avons beau être rationnels et scientifiques, rétifs à toute superstition, prompts à nous gausser des médailles du saint curé d’Ars, croix Vitafor et autres amulettes, quelque chose en nous voudrait croire que quelque rite bien exécuté permettrait de juguler l’épidémie. The Wicker Man, film anglais de 1973 qui traite de sacrifices humains contre les mauvaises récoltes, pourrait nous offrir des pistes…
La période actuelle rappelle étrangement le début des années 40 : contrôle des laisser-passer, appels au couvre-feu, restriction du déplacement, crainte du rationnement et queues à l’entrée des commerces… Et, bien sûr, retour à une pratique à grande échelle de la délation...
Je me suis jeté corps et âme (le mec exagère pas du tout...) dans ce projet de « guide des disquaires lyonnais », un truc qui traînait depuis un moment, typiquement le genre de trucs qu'on fait lors d'un confinement...