Le col de chemise ouvert, les manches retroussées, une serviette mouillée sur le front et l’œil complètement absent. La tension palpable en noir et blanc. Les pensées pourpres. Le présent grisâtre, embrumé de façon implacable. Et l’avenir laissé à la canicule extérieure, jaunâtre et envahissante...
à l’opposé de sa réputation de cité frileuse et pondérée, Lyon se révèle comme un extraordinaire terrain de ­radicalité sociale et politique...
Des Riot Girls jusqu’à PJ Harvey en passant par Lydia Lunch, L7 et tant d’autres. Des photographies qui dévoilent ainsi une certaine idée de la transgression...
Un feu de camp dérisoire sous une pleine lune vorace, pas franchement annonciatrice des jours heureux. Quelques lampistes abrutis par les vapeurs d’alcool, rivalisant en vannes ne faisant rire qu’eux-mêmes. Un vieux banjo désaccordé mais c’est un pléonasme. Et le froid qui lui prenait aux tripes...
Lieux transitoires, indéterminés. Difficile d’identifier Lyon dans les clichés argentiques tant l’anonymat architectural est criant. Utopie de constructions entre l’habitation, le travail, le déplacement humain de ces années là...
Des coups de feu, des os qui craquent, une scène de guerre urbaine, un flamenco d’une sensualité troublante, des mains, des bras et même des corps entiers qui s’articulent et se désarticulent...
les Houmas érigeaient autrefois de grands totems couleur sang censés accueillir les colonisateurs européens, et sur lesquels trônaient des têtes d’ours offertes en sacrifice. Bienvenue les baltringues dans le comté de la Pointe Coupée...