le problème, c'est que l’institution n'existe pas ! Enfin, je veux dire il n'y a pas de Madame Prison, de Monsieur État italien, de Madame Association des boulistes du Clos Jouve, de Monsieur Peugeot – enfin si mais non...
nous avions demandé « qui veut fermer l'asile psychiatrique avec nous ? Et des gens sont venus...
C'est aussi l’institution comme une croyance collective. Nous pensons que le dollar, que Peugeot, que l’État français existent et c'est ce qui leur permet de perdurer réellement. Imaginez si nous n'y croyons plus...
La pensée, elle fait des spirales, pis les déchets eux, ils tournent en rond. Voilà...
Je suis content d’être sorti de l’aliénation. Bon, je vois bien qu’on n’a plus trop de codes communs, de culture de groupe. Un bouquin dit que pour faire fonctionner un groupe de mammifères de plus de 150 individus, ils doivent avoir des fictions symboliques communes : des Dieux, des Etats, de l’argent, des entreprises, n’importe quoi, mais ils doivent pouvoir se reconnaître sans se connaître, avoir confiance au-delà du clan familial...
★ UN DEVENIR SOUCIEUX... ★
Les dernières marches qui mènent au Montana sont épatantes. Avant, c'est l'Est, la vieille Europe, ses normes, son quadrillage, ses coutumes à la con, ses hiérarchies. Une fois au Montana, tu demandes un verre à Ali, tu regardes autour de toi, l'horizon, l'espace lisse, la liberté, du nouveau, l'Ouest !